Préserver et développer l'agriculture

La Côte d’Azur se situe parmi les premières productrices de fruits et légumes. Les exploitants de la plaine du Var participent de cette production riche et diversifiée.

L’agriculture est une économie, une utilisation du sol, mais également un outil d’aménagement. Elle représente l’histoire de la plaine du Var tout autant qu’un enjeu pour son avenir.

 

L’agriculture de la plaine du Var a connu un âge d’or après-guerre, centré sur l’exportation de fleurs coupées et la production de fruits et légumes pour le marché local. Les terres alluviales et mécanisables de ce territoire représentent un excellent potentiel agronomique et constituaient, avec la basse vallée de la Siagne, la majorité des terres labourables du département. Les photos aériennes datant des années 80 et 90 de la plaine du Var témoignent de la prospérité de l’agriculture (Ca06 2013). Depuis, les chiffres du Recensement de l’agriculture sont sans équivoque : de 1 500 hectares de surface agricole utile (SAU) en 1988, on est passé à 500 en 2010.

 

Le recensement général agricole fait état d’une diminution de 60% du nombre d’exploitations dans les communes de la plaine du Var, en 20 ans. C'est la situation d'aujourd'hui.

Si la diminution du nombre des exploitations est constante depuis plusieurs décennies au niveau national, elle est presque deux fois plus rapide sur le territoire de l'OIN qu'au niveau national (25% de baisse entre les recensements agricoles de 2000 et 2010). Cette plus forte diminution s'explique localement, en plus des facteurs nationaux d'augmentation de la productivité du travail et de la diminution de la valeur ajoutée par hectare, par l'âge moyen élevé des chefs d'exploitation, la perte de vitesse du modèle économique de l'horticulture et la difficulté d'installation des successeurs en raison de la rareté et du prix du foncier agricole.

Pour la plaine du Var, ce constat doit toutefois être nuancé puisque le nombre d’actifs du secteur primaire (0.9% des emplois en 2006) est deux fois plus élevé que la moyenne départementale (0,4%).

 

Une démarche volontariste de préservation et de développement est aujourd’hui rendue possible par la convergence des volontés des acteurs locaux pour la mise en place d’une réelle réflexion visant à pérenniser la place de l’agriculture périurbaine dans l’OIN et à oeuvrer à son développement économique.