Le principe d'éco-exemplarité

Le principe d'éco-exemplarité

© EPA

Le double objectif de l’EPA plaine du Var est de préserver et de valoriser le capital écologique du territoire tout en démontrant que développement économique et écologie peuvent faire bon ménage.

 

Une cohérence entre les échelles nationales et locales

L’environnement est au cœur de l’opération Éco-Vallée, conçue comme un territoire d’application des politiques du Grenelle de l’Environnement, Grenelle 1 (août 2009) et Grenelle 2 (juillet 2010). L’enjeu est de changer en profondeur les pratiques en matière d’aménagement de l’espace et des territoires. La stratégie à l’échelle locale a été adoptée dans le droit fil des plans d’actions nationaux, tant en matière de développement durable, de bio-diversité, d’adaptation au changement climatique que de santé et d'environnement.

 

Des ressources exceptionnelles à protéger

La protection de la nature dans la plaine du Var est déjà prise en compte au sein du réseau Natura 2000 avec deux sites :

- La zone de protection spéciale de la basse vallée du Var (642 hectares) constituée du lit mineur du fleuve Var, classée en zone importante pour la conservation des oiseaux.

- Les vallons obscurs de Nice et Saint-Blaise (453 ha), des zones humides remarquables et des refuges pour les espèces.

La protection de la ressource en eau est aussi importante pour la métropole niçoise : 600 000 habitants environ dépendent du fleuve et de la nappe phréatique du Var pour leur consommation en eau potable.

Une urbanisation responsable

L’Éco-Vallée symbolise la mutation de la Côte d’Azur qui renoue avec ses atouts naturels exceptionnels tout en favorisant les indispensables créations d’emplois et de logements. Tournant le dos au type d’urbanisme et d’aménagement qui a, par le passé, trop souvent marqué négativement le paysage azuréen, l’opération envisage au contraire une urbanisation responsable, avec des espaces naturels et agricoles qui constitueront des respirations entre des pôles urbanisés. Une vallée éco-exemplaire se traduit aussi par un territoire diversifié sur le plan énergétique, et sobre en émission de carbone. 

L’État a reconnu le caractère pionnier de cette opération en sélectionnant le Sud de la vallée du Var comme l’une des douze ÉcoCités dans le cadre d’un appel à projet national.

 

L'EPA a mis en place trois démarches fondatrices :

Écologie industrielle

Réconcilier industrie et écologie n’est pas une utopie : Eco-Vallée se veut le laboratoire de l'écologie industrielle. Le but est de réduire les impacts environnementaux des activités des entreprises, notamment dans l’industrie, la construction, le transport et le commerce. La zone d’activités de Carros-Le Broc a déjà entrepris une action exemplaire en matière de gestion des déchets.

Un cadre de référence pour la qualité environnementale

Tous les maîtres d’ouvrages publics et privés sont incités à l’excellence environnementale grâce à un « Cadre de référence pour la qualité environnementale de l’aménagement et des constructions » réalisé par l'EPA et ses partenaires. Qu’il s’agisse de construire des bâtiments à énergie positive ou de respecter un pourcentage significatif d’espaces verts, les promoteurs sont incités à mettre l’environnement au cœur de leur projet.

Un guide pour la biodiversité 

Comment agir pour la protection et la restauration de la biodiversité ? Tous les acteurs trouvent les réponses dans le « Guide pour la prise en compte de la biodiversité et des fonctionnalités écologiques dans l’Eco-Vallée », un document réalisé par l'EPA et ses partenaires reconnu comme novateur par de nombreux observateurs. Sur la base de différentes études, cette boîte à outils propose des solutions concrètes : améliorer le fonctionnement des corridors écologiques, recréer des connexions manquantes, avec par exemple la restauration du canal des arrosants ; ou encore concilier aménagement et biodiversité avec l’intégration dans les projets de mesures favorisant la nature en ville.